Monsieur le Directeur de Publication du quotidien Le jour,

Dans ses éditions du mardi 25 et mercredi 26 août 2015, le Quotidien le Jour se fait l’écho d’un rapport sur « l’évaluation de la conformité des documents associés au processus d’attribution de chaque titre forestier en vigueur au Cameroun ». Dans ses développements, votre journal semble s’approprier, à l’excès, les conclusions de l’audit soit par des titres sans équivoques « le Sandale de l’exploitation forestière au Cameroun », « voici comment le bois du Cameroun est volé » soit par des affirmations qui laissent entrevoir une situation de fraude généralisée dans le secteur dont les conséquences seraient une forte baisse d’activité. Les précisions suivantes s’imposent au regard de la gravité des propos, de la légèreté dans l’appréciation des informations de l’audit, de la pauvreté des analyses faites et des évolutions sectorielles enregistrées ces dernières années.

Sur la problématique de la légalité du bois.

Monsieur le Responsable du site d’information Mediapart,

Le site d’information Mediapart.fr a publié le 19 août 2015, un article intitulé «  un rapport européen dénonce l’illégalité de l’exploitation forestière au Cameroun ». Dans ses commentaires Mme Fanny Pigeaud, auteure dudit article, souligne que « Ce rapport que l’UE refuse de publier et que Mediapart relève qu’aucune entreprise (européenne comme africaine) n’applique la loi camerounaise sur l’exploitation de bois. Même les entreprises certifiées FSC ne respectent pas les réglementations ». Elle poursuit en dénonçant, au détour, le faible engagement des politiques à changer la donne et s’interroge sur les destinations des aides financières octroyées au Cameroun pour l’amélioration de la gouvernance sectorielle. Votre site semble s’approprier, à l’excès, certaines interprétations de l’audit par des affirmations qui laissent entrevoir une situation de fraude généralisée dans le secteur dont les conséquences seraient une forte baisse d’activité. Les précisions suivantes s’imposent au regard de la gravité des propos tenus sans la moindre considération pour notre pays, de la légèreté dans l’appréciation des informations de l’audit, de la pauvreté des analyses faites et des évolutions sectorielles enregistrées ces dernières années.